Lundi 19 février 2018 à 12:50

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Camouloxe et Shinytear : merci pour vos commentaires. Tout ce que vous me dites, je me le suis déjà dit, et on me l'a déjà dit aussi (ami-e-s, psy, inconnu-e-s à qui j'en ai parlé). C'est en partie pour ça qu'on s'était séparé l'année dernière - en partie seulement, la raison principale c'est qu'il m'avait trompée quand j'étais hospitalisée et n'arrivait pas à quitter l'autre parce qu'il n'arrivait pas à choisir car il nous "aimait toutes les deux". Donc c'est moi qui l'avais quitté. Il est resté encore 8 mois avec l'autre, avec qui ça s'est très mal passé, puis ils se sont séparés et il est revenu vers moi.
Je sais que je suis capable de vivre sans lui, je l'ai prouvé l'année dernière. Mais je n'étais pas bien. Je n'ai jamais cessé de l'aimer, de souffrir, d'être malade de son absence. C'était une demie-vie. Nous nous aimons et nous avons, en-dehors de ces phases de crise, une complicité extraordinaire. Nous avons tous les deux conscience que son comportement est par moments problématique et inacceptable. Je n'ai pas envie de le quitter. Je me dis que quelque part, si je l'accepte et pardonne toujours ses écarts pourtant inadmissibles, c'est que cela doit me "convenir" et que si j'accepte ça, je n'ai qu'à assumer mon choix et ne pas m'en plaindre. Mais c'est quand même effrayant de voir le nombre de personnes qui me disent de fuir... nous avions vu le film Mon Roi (très beau film) et c'était aussi terrible de voir toutes les similitudes entre mon compagnon et le personnage joué par Vincent Cassel. 

Bref. Pas facile tout ça, mais je n'ai pas l'impression d'avancer. Rdv chez mon psychiatre dans 1h, on verra bien si j'essaie de lui parler de ça (ce psychiatre me suit depuis peu de temps donc c'est un sujet qu'on n'a pas encore vraiment abordé) et si ça m'éclaire. Moral vraiment pas haut ces derniers jours. Je n'arrive toujours pas à lire autant que je le voudrais. Mais au moins je dessine ("gribouille" serait plus juste) tous les jours. 

Mardi 6 février 2018 à 20:23

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Plutôt mauvaise journée. Je me suis sentie pas douée du tout au travail. Des petits sont venus, très forte odeur de couche sale, j'ai cru que j'allais gerber, j'ai mis un bon moment à m'en remettre. Puis dans l'aprem mal de tête, ennui. Une de mes collègues me demande si ça va, selon elle je suis toute blanche (je déteste qu'on me dise ça et le lui dis). Et j'ai toujours pas fait le truc chiant qui me stresse et que je dois faire depuis au moins deux semaines. 

Il m'avait proposé qu'on boive un café quand je sors du travail (à mi-chemin entre nos 2 apparts), finalement il m'envoie un message pour me dire que vu le froid et la neige il n'a pas le courage de ressortir. Je lui propose d'abord de passer chez lui, pour changer d'avis 5 minutes après à mon tour : j'ai froid mal au ventre je n'ai qu'une envie c'est rentrer au chaud. 
Dès que j'arrive chez moi, je me jette sur les "restes" de mon "festin" d'hier, tout le fromage et pain d'épices (10 tranches...) restant, 2 tranches de pain de mie, beaucoup de margarine, du miel, 2 kinder bueno, la fin de l'ice tea. 
Maintenant je me sens encore plus dégueulasse et nulle. Bien ouej. Le seul truc qui peut sauver ma soirée, c'est de finir mon livre. Surtout, éteindre l'ordi et ne pas aller sur instagram. 

Lundi 5 février 2018 à 23:12

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Je vais essayer de recommencer à écrire, parce que ça ne va pas très bien. Histoire de me vider un peu la tête, d'essayer de prendre du recul. Ou au contraire d'écrire ce qui va pour l'enregistrer. 

Samedi, j'avais rdv pour boire un café avec mon amour. Au moment de le rejoindre, j'ai croisé 2 amis que je n'avais pas vus depuis longtemps, qui détestent mon amour, et mon amour les déteste, il y a eu une grosse brouille entre eux, avec des insultes des 2 côtés - aucun espoir de réconciliation.

Je parle 2 minutes à mes amis (sont-ils encore mes amis ? je ne les avais pas revus depuis l'automne dernier, depuis que je suis de nouveau avec mon amour, après 9 mois de séparation) histoire de prendre et donner brièvement des nouvelles. Je les avertis que je m'apprête à rejoindre mon amour, ils répliquent "bon bah on va essayer de ne pas le croiser, vu tout ce qu'il a dû raconter sur nous...". Je ne réponds pas et me rends à mon rdv. Mon amour est en retard, je lui envoie un sms pour le prévenir que mes amis sont dans le coin et qu'il y a donc un risque qu'il les croise.

Au final il ne les a pas vus, me rejoins, mais s'est mis à parler d'eux, à ressasser leur dispute datant de plus d'un an, à me demander de prendre parti, à s'indigner que je ne le défende pas avec plus d'ardeur (alors que je lui avais déjà expliqué en quoi selon moi il a eu tort d'exprimer ses divergences de manière agressive et insultante, en utilisant en partie des arguments mesquins et totalement hors-sujets avec leur désaccord originel). Cela a continué de dégénérer au fil des heures, il n'a cessé de ruminer tout ça, de dire que ce n'était pas normal que ce genre de problème se soit produit avec la majorité de mon entourage, alors qu'à l'inverse les personnes de son entourage m'apprécient, il trouve ça injuste, me dit qu'il se sent exclu de ma vie sociale (quelle vie sociale ? j'ai coupé les ponts avec quasiment tout le monde, pour diverses raisons), que je devrais le défendre avec plus de hargne, que si les gens pensent du mal de lui c'est que j'ai sûrement dû dire du mal de lui aux dites personnes... 

On devait passer le reste de l'aprem et la soirée ensemble, aller dans une librairie, au ciné, dans un bar avec des amis à lui, puis dormir chez lui. Alors que nous nous rendions à cette librairie, la dispute s'est tellement envenimée qu'il m'a sorti en pleine rue "t'as qu'à aller voir tes amis et faire un plan à trois avec eux" (!) et a accéléré le pas pour me semer (!). Je suis allée seule à la librairie, pendant qu'il m'a envoyé des tas de SMS de plus en plus énervés. Pensant que cela serait mieux d'essayer de nouveau de s'expliquer face à face (plutôt que de le laisser s'emballer tout seul), j'ai décidé de le rejoindre chez lui (nous possédons les doubles de nos appartements respectifs). Je l'avertis, et lui dis que j'ai besoin d'aller aux toilettes par la même occasion. Il bloque la porte, me raccroche au nez, me dit qu'il veut que je dégage, qu'il va appeler les flics (!!!). Complètement désemparée, je m'assieds sur son paillasson et insiste. Il m'ouvre furieux et me presse d'aller aux toilettes puis de décamper. Je me sens tellement humiliée que je pète les plombs à mon tour et je lui dis que si je suis indésirable à ce point, alors c'est une mascarade que j'aie ses clés, donc je les lui rends (en les lâchant sur le sol), et lui demande de me rendre les miennes. Il refuse et me hurle "ta gueule" entre autres joyeusetés, je vais aux toilettes puis pars et rentre chez moi. Plus question d'aller au ciné ni rien et je suis effondrée.

Je suis au bord de la crise d'angoisse chez moi, je lui téléphone, pleure, il m'envoie chier, vexée je lui raccroche au nez, sa mère m'appelle pour me consoler (!). Il m'envoie des sms un peu plus calmes, la situation semble s'arranger, je lui demande si et quand je peux le rejoindre (comme prévu) au bar, il commence à me répondre d'accord puis 5 minutes après refuse que je vienne en arguant que c'est injuste que je voie et sois acceptée par ses amis alors qu'il n'est pas accepté par les miens etc... 
Je trouve ça injuste, il recommence à s'enflammer par sms, je suis en larmes chez moi, l'appelle à l'aide, il n'en a plus rien à secouer. Je craque et prends 2 xanax et 2 cachets de mélatonine. Je me couche et m'endors.

Quelques heures plus tard, vers minuit, il débarque chez moi, apparemment plutôt dans de bonnes dispositions. Il me réveille difficilement, je n'ai pas du tout les idées claires à cause des comprimés et ça se voit, j'ai du mal à comprendre ce qu'il dit et du mal à parler, il me demande ce que j'ai pris, s'énerve, me demande de lui dire où est le reste de la plaquette, je refuse mais devant sa rage finis par céder. Il prend la plaquette et retourne chez lui complètement furieux en m'accusant de "tout gâcher". Je me rendors aussi sec. 

Le lendemain matin il me réveille en me téléphonant (heureusement, parce que je suis censée me lever pour que mon père vienne me chercher 30 minutes après), s'informe de mon état, mais recommence aussitôt à s'énerver et à me reparler des propos inadmissibles que mes amis ont eu à son égard il y a un an et demi quand j'étais hospitalisée et donc à mille lieues de pouvoir intervenir et alors qu'il s'est ensuite lui-même fortement vengé de ces insultes en ripostant tout aussi violemment. Je lui répète que je ne veux plus parler de ça, que ça ne sert à rien, que ce n'est pas de ma faute et que de toute façon je n'ai pas le temps de parler plus longtemps car je dois me préparer avant l'arrivée de mon père. Discussion de nouveau extrêmement houleuse.

Mon père vient me chercher, je m'efforce de faire bonne figure, passe le dimanche en famille, reçois une ribambelle de sms ulcérés mais décide de ne pas y répondre.

Ce matin lundi, j'envoie un texto calme simplement pour lui demander s'il va mieux et lui souhaiter une bonne journée. Il le prend très mal et c'est reparti pour se disputer par sms interposés. J'ignore globalement ses sms mais en fin d'aprem, finis par lui expliquer que je n'en peux plus, et essaie de lui faire prendre conscience de la violence et l'injustice de ses propos depuis 2 jours.

Silence de quelques heures ; et en début de soirée, il m'envoie quelques gentils sms où il me présente ses excuses (!), me dit qu'il m'aime, me demande si je l'aime, émet le souhait qu'on se voie bientôt.

Ce genre de scènes m'épuise, et elles sont assez fréquentes.

Je suis épuisée. 

"Petite" compulsion boulimique cet aprem et en début de soirée, un gros bol de lentilles, 1/2 baguette avec beurre et confiture, 8 tranches de pain d'épices, 10 barres de kinder bueno, 4 tranches de pain de mie, 1/2 litre d'ice tea et 1/2 bûche de chèvre avec du miel. Pas une crise donc, et pulsions très fortement et longuement réfrénées au final, pas de "foutu pour foutu", j'ai passé un temps fou à carrefour, à remplir mon panier puis à remettre plus de la moitié en rayon avant d'aller à la caisse (j'ai donc évité les crêpes, les pains au lait, le brownie, les oreo, la chantilly...). Et je n'ai pas mangé tout ce que j'ai acheté (et ça va probablement finir à la poubelle... 17 euros gaspillés et un petit mal de ventre en prime).

Pour voir le positif : grâce à mes efforts de samedi aprem, mon appartement est vraiment plus propre et rangé que d'habitude et ça fait du bien. Relativement peu de trichotillomanie. Lu plusieurs heures aujourd'hui. Pas de compensation prévue après le dérapage d'aujourd'hui, car je sais bien que ça ne ferait qu'empirer les choses.

47.6 kg ce matin. Alors que je préfèrerais stabiliser entre 43 et 45 kg.
Demain début d'une nouvelle semaine de travail, un peu à reculons. 
 

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